publié le 1er novembre 2007
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Wolf (Charles Joseph Étienne)

Astronome né à Vorges le 9 novembre 1827, mort le 4 juillet 1918.

Normalien (1848), docteur (1856), de l'Institut (1883), fut de 1862 à 1891 astronome à l'Observatoire de Paris puis, à partir de 1886 professeur d'astronomie physique à la Sorbonne.

C'est à la demande d'Urbain Le Verrier, qu'il devint assistant à l'observatoire de Paris en 1862. Il est élu membre de l'Académie des sciences en 1883, et en devient président en 1898. Il est également élu associé de la Royal Astronomical Society en 1874.

C. Wolf ,en compagnie de G. Rayet, a découvert dans le Cygne trois petites étoiles très voisines donnant des spectres remarquables par leurs raies brillantes; elles sont désignées sous le nom d'étoiles Wolf-Rayet. De ce que les spectres des étoiles Wolf-Rayet offrent des lignes brillantes, C. Wolf conclura en 1870 que leur photosphère est dans un état intermédiaire entre celui des nébuleuses et celui du Soleil.

A partir de 1862, C. Wolf a fait de nombreuses expériences sur l'équation personnelle, avec des appareils ou un astre artificiel passe derrière les fils d'une lunette à des époques connues, que l'on compare à celles que donne l'estime de l'observateur. Il est arrivé à conclure que, par l'éducation, la correction personnelle d'un observateur est bientôt réduite à un minimum et par suite devient constante.
La nébuleuse M1-67, entourant 
l'étoile Wolf-Rayet WR124, observée
avec la camera WFPC2 à bord du 
télescope spatial Hubble. M1-67 est 
située à 15 000 années-lumières, 
dans la constellation de l'Aigle 
(19h09, +16d46').
 L'étoile centrale a 
été masquée.
 

source: université de Laval (Quebec)
A. Moffat, Y. Grosdidier, G. Joncas et 
A. Acker
La tête dans les étoiles?    
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C. Wolf, après avoir analysé en 1884 et en 1885 les hypothèses sur la formation de l'Univers émises par Kant, Laplace et H. Faye, ainsi que les travaux de Roche, Sir W. Thomson, Hirn et G.-H. Darwin, expose les conclusions suivantes dans son ouvrage intitulé
Les Hypothèses cosmogoniques (1886) :

"L'hypothèse de Kant doit être rejetée, car elle a cette conséquence, en général contredite par les faits, que les planètes et leurs satellites ont un mouvement rétrograde. Celles de Laplace et de H. Faye sont sujettes aux mêmes objections : notamment, la difficulté de comprendre comment la matière d'un segment d'anneau a pu se rassembler en une planète unique, et le manque d'explication de l'obliquité des axes de rotation des planètes. Mais comme celle de H. Faye arrive à donner aux périodes géologiques trente millions d'années, elle se rapproche plus que celle de Laplace du nombre cent millions d'années que réclament les géologues"

C. Wolf pense qu'en complétant l'hypothèse de Laplace par les travaux de Roche et de G.-H. Darwin, on se rapproche des conditions que doit remplir une hypothèse cosmogonique rationnelle.
Wolf, au sujet de la comète 1881 b, a fait remarquer que le spectre de son noyau, outre les bandes d'hydrocarbures que donnent toutes les comètes, présentait aussi entre ces bandes des protubérances indiquant qu'il y a d'autres gaz ou vapeurs dans les régions les plus chaudes et les plus lumineuses de l'atmosphère cométaire

source: http://www.cosmovisions.com